Jeremy Bentham

The Collected Works of Jeremy Bentham: The Correspondence of Jeremy Bentham, Vol. 2: 1777–80

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Editor’s Note251To François Jean de ChastelluxSpring 1778

Qu'il est doux /dites vous/ 'pour celui qui compose un ouvrage que d'imaginer qu'il est assis près d'un homme d'esprit qui saisit rapidement toutes ses pensees, dont l'attention l'anime dont les regards l'encouragent pres du quel enfin il se sent plus fort, plus sur de lui-meme'!—/vol. I. p. 2./2—O mon ami, (car ceux qui se devouent au service du genre humain, ne peuvent qu'etre amis) vous êtes toujours a mes cotès.

/Quant a moi/ Le reforme de la Jurisprudence est l'objet d'un travail que j'ai commencè a vingt ans et qui finira avec ma vie. Quelles sont elles, les recompenses que je me suis proposès? Le premier, ce sera l'idèe d'avoir ete utile a mon espece. Le second, l'estime d'un petit nombre d'hommes tels que vous. Viennent apres /s'ils veulent/ les recompenses, qui sont les fruits du hazard.

[In Margin: Arrangez tout cela avec Helvetius—je vous le pardonne.]

pg 121Vous m'avez charmè, encouragè,—ça et là /souvent même/ vous m'avez eclairè. Je dis souvent—car pour le fonds, quand vous n'etiez vous pas encore, Helvetius a été mon oracle. Je ne me rappelle pas que vous l'avez nommè, ce grand homme; mais sans doute vous avez été /aussi/ son disciple; son zele, son savoir, la penetration de son esprit, tout se retrace dans vous.

Permettez moi de vous rendre compte de mes travaux—Je vous ai envoyès il y a quelques jours deux petits livres—avant-coureurs du corps que j'espere amener avec le temps. Ils doivent vous avoir été delivres par le moyen du nommè Sylvestre Imprimeur a … près de Paris.

/Je vous envoye maintenant trois feuilles pour servir de Prospectus d'une Theorie des peines, ouvrages in 4to. que j'espere envoyer a la presse dans le cours de 2 ou 3 mois./

Qui etes vous? Que faites vous? aimez vous assez les hommes pour continuer a les instruire? Vous avez été en Angleterre.—je ne vous connaissois pas alors, parce que je n'etois pas connu.

On dit que vous avez un rang—et que vous êtes riche—Si cela est, je vous en felicite. Moi je suis assez pauvre—j'attends une succession modique. Si je desirerois les richesses, ce serait pour me mettre a portè de jouir de votre conversation: /la conversation d'un petit nombre d'hommes tels que vous./ / Vous ne connaissez pas mon nom. je vais le signer: mon etat—qu'importe? et vous le savez par mon demeure. C'est chez nous un espece de titre, audessus de celui de simple gentilhomme. A moins d'une calamité, je n'en ferai jamais mon profit. Je me suis donnè au public je ne veux pas me vendre aux particuliers. Tout cela ne fait rien entre nous. Vous voici mes ouvrages: j'ai les votres: et / car à moins que d'etre hypocrite, vous ne pouvez que m'aimer comme je vous aime.

P.S. Je viens d'ecrire relativement aux memes objets a Mr. L'Abbé Morellet, et plus amplement a Mr. D'Alembert.

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Editor’s Note
251. 1 U.C. clxix: 71. Autograph draft.
Said to have been in folder marked 'Legislaturientes epistolae, Brouillons unsent, 1774? to 1784?'. Each side is headed 'Chatelux.' It is now in a folder with the later letter to Chastellux (letter 267). Clearly it is a fragment of Bentham's draft for the letter to Chastellux despatched at the same time as those to D'Alembert and Morellet.
François Jean, Marquis de Chastellux (1734–88), often known as le Chevalier de Chastellux, French soldier and author. In 1780 he went to fight for the Americans, and was closely associated with Washington. He moved in distinguished literary circles and became a member of the Academy in 1775. He published many papers. His main works were De la Félicité publique, ou Considerations sur le sort des hommes, dans les différentes époques de l'histoire (first edition, Amsterdam 1772, second edition (Bouillon) 1776, edition with previously unpublished notes by Voltaire, 1822) and Voyages dans l'Amerique septentrionale, dans les années 1780–81–82 (1786). The former sets out to prove that the increase and spread of knowledge improves the human lot. In July Chastellux sent Bentham a copy of the second edition (see letter 266 at n. 4). For a possible earlier reference to Chastellux cf. letter 226 and n. 2.
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2 No such passage has been found in Chastellux's book.
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