Ioannis Orlandos, Andreas Louriottos, Ioannis Orlandos, Andreas Louriottis

Catherine Fuller (ed.), The Collected Works of Jeremy Bentham: The Correspondence of Jeremy Bentham, Vol. 11: January 1822 to June 1824

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pg 378Editor’s Note3067From Ioannis Orlandos and Andreas Louriottis13 March 1824

  • Miller's Hotel, Jermyn Stt.
  • le 13 Mars. 1824. le Soir.

Notre ami fidele! notre pere bien cheri!

Nous avons reçu avec beaucoup de Satisfaction vôtre Lettre2 apres avoir expedié la nôtre3 à dix heures, et nous vous remercions des conseils dignes de la sagesse d'un Homme tel que M. Bentham.

A onze heures M. Douglas Kinnaird nous est venu faire visite pour causer avec nous sur les differends qui existoient entre nous & M. M. Hume & Ellice4 et apres une longue Discussion il est convenu avec nous que nous etions tous d'accord d'opinion à rapport à l'honneur du Gouvernement Grec & de la Grèce et des interets du peuple Anglois que les Commissaires dejà nommés devroient Surveiller sur la bonne application de l'Emprunt. Sur l'article Six où il dit 'à l'usage du Gouvernement Grec', nous avons corrigé 'à l'ordre du Gouvernement Grec': et cela nous a paru mieux et en face de nôtre Gouvernement et de nos chefs, parmi lesquels il y a quelques uns que vous venez de nommer qui pourroient faire naitre une infinité d'obstacles et faire produire des disputes et allumer des parties. Nôtre but est donc de faire cesser les parties, de ne pas ôter l'honneur & la force au Gouvernement et de faire agir aux personnes deja nommées, a Savoir à Lord Byron, à Mr. Thomas Gordon & à M. Cundriotti, d'une maniere de s'assurer de l'application de l'argent pour les besoins pressans de la Grèce, pour obtenir & consolider son independance & de leur faire donner de la force au Gouvernement à fin qu'il puisse par ces moyens détruire les factions si elles existent et non les fomenter, et c'est pour celà que nous avons voulu admettre M. Cundriotti qui est de la famille la plus respectable, afin de faciliter toutes les operations & de donner plus de pouvoir & plus d'importance a Milord Byron & M. Gordon. Voici notre bût d'avoir refusé les propositions de differentes personnes de la première classe qui vouloient se charger de nôtre Emprunt, parce que aucune personne hors du Comité ne pouvoit admettre les Conditions que nous demandions, de nommer à cette affaire Lord Byron & M. Gordon et de leur faire surveiller à la bonne application de cet argent qu'il ne fut volé ou pillé par telle ou telle autre pg 379personne. Celà nous touchoit plus au coeur que le genereux public Anglois qui auroit perdu cet argent faute d'une bonne application. Tout ce que le Colonel Stanhope vous ecrit est plus que vrai5 parceque le peuple comme cela s'entend est joué par les Aristocrates et nous avons dit cela les premiers à quelques personnes ici de vôtre connoissance: il n'est pas moins Vrai ce qu'a dit M. Browne à M. Hume et par cette Raison nous voulions que l'argent fût disposé à Zante aux soins des personnes nommées. Par ce petit exposé vous voyez, Monsr, que vous, M.M. Ellice & Hume, & nous sommes parfaitement d'accord dans nos idées et dans nos sentimens & que toute la difference consistoit dans quelque môt ou mal expliqué ou mal interprété: tout ce qui nous consoloit dans cette affaire & dans nôtre position, c'etoit que nous avions affaire avec des personnes si respectables que M.M. Hume et Ellice. Nous vous rendons le billet de M. Hume avec beaucoup de remercimens. Si nous n'avons pas encore été dejeuner avec lui c'est parceque tous les matins nous sommes obligés de nous rendre en ville chèz M. Loughnan pour signer les bons afin d'expedier l'affaire & de faire envoyer l'argent en Zante plus vitement pour que le Gouvernement Grec par des mandats aux Commissaires en pourrait disposer peu à peu pour ses besoins pressans.

Luriottis vous est en particulier infiniment redevable de la petite carte6 contenant des conseils d'un des plus savans du siècle et qu'il saura bien apprecier.

Pardonner, nôtre bon & respectable Pere, la longueur de cette lettre que peut être vous ne saurez dechiffrer et croyez nous avec une Sincere veneration & un respect filial.

  •     Vos devoués & fideles Amis & Serviteurs
  •                                                        Jean Orlando.
  •                                                        And. Luriottis

  • Monsr.
  • M. Jeremie Bentham.
  •   &c. &c. &c.

P.S. Nous venons de recevoir vôtre billet ecrit à 5½ heures ce Soir.7 Vous cesserez de vous fâcher & de vous chagriner en lisant la lettre ci dessus par laquelle vous conviendrez qu'avec la correction que nous avons faite d'accord avec M. Kinnaird, vous M.M. Ellice & Hume, par la lettre que vous avez eu la bonté de nous ecrire ce matin, et nous, nous etions tous d'accord excepté dans quelque mot que nous croyions devoir être exprimé d'une manière plus convenable à la dignité de la Gréce.

Nous n'avons jamais cru perdre nos amis ici, car comme nous vous pg 380avons ecrit nous avons refusé tout le monde pour avoir affaire avec des personnes si respectables que celles là qui composent le Comité, et qui en tout tems peuvent être de grande utilité à la Grece parceque nous les comptons aussi patriotes que les plus grands patriotes de la Gréce, et les reflections que nous avons faites ils ne pourront que les apprecier par l'Exposé que nous avons fait ci dessus. Quant à la Signature des bons ce n'est pas vrai ce qu'on vous a fait supposer (si vous nous permettez de dire celà) parceque M. Orlando a été indisposé toute la nuit de Jeudi de maniere que Vendredi il ne pouvait se rendre chèz M. Loughnan pour signer les bons, comme le medecin Sir Gilbert Blane8 lui a ordonné de rester à la maison, & M. Luriottis s'est rendu expressement chèz eux pour ôter toute Supposition en Signant les bons, & ce matin à huit heures nous avons ecrit à M. Loughnan qu'il nous envoyât le livre ici parceque M. Orlando étoit toujours indisposé ce que M. Loughnan a fait & M. Orlando a continué tout la Journée de signer les bons. Par tout celà vous verrez que nous n'avons jamais entendu gâter l'affaire, ni accuser personne ni refuser de signer les bons.

                                                            O. & L.

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Editor’s Note
3067. 1 London Greek Committee Papers, National Library of Greece, Athens, vol. vi, fo. E2. In the hand of a copyist, and signed by Orlandos and Louriottis.
Editor’s Note
4 See also Letter 3065.
Editor’s Note
5 See Letters 3025, 3063.
Editor’s Note
6 See Letter 3063.
Editor’s Note
8 Sir Gilbert Blane (1749–1834) had been Physician in Ordinary to George IV since his accession to the throne in 1820.
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